Bibidibabidibou

Cendrillon, 2015

Afficher l'image d'origine

On connait tous l’histoire de Cendrillon, elle nous a tous fait rêver, (ou du moins on l’espère) et pourtant on ne s’en lasse pas. La nouvelle tendance des studios Disney est de tourner les dessins animés en version live, c’est à dire avec des acteurs réels (Maléfique, La belle et la bête à venir). Cendrillon s’inscrit dans cette tendance. Autre tendance : reprendre des personnages de contes pour les moderniser et finalement détruire le merveilleux de votre enfance (Blanche neige et le chasseur de Rupert Sanders). Cendrillon ne s’inscrit pas dans cette tendance, et heureusement !! Le film de Kenneth Branagh reste fidèle au Cendrillon de 1950, il présente un classicisme qui fait du bien. Avec les technologies d’aujourd’hui, le film recrée cet univers féerique et est une succession d’images colorées et un peu kitsch créant véritablement une ambiance merveilleuse. Le film suit la story line du dessin animé assez fidèlement. Cependant, le film nous plonge dans l’enfance de Cendrillon et dans l’histoire personnelle de la marâtre et cherche à nous faire comprendre que sa méchanceté et sa haine envers Cendrillon s’expliquent par son passé, et que sa haine est en définitive une haine de jalousie. Le rôle des parents du Prince et de Cendrillon (même s’ils n’apparaissent pas beaucoup) prend également de l’importance. Cendrillon et Kit sont tous deux très attachés à leurs parents qu’ils perdent prématurément, mais qui définissent néanmoins quelles personnes ils sont. On pourrait reprocher le manque de modernisation des personnages et de l’histoire. Le film reste un conte de fée à l’ancienne, à ceci près que Cendrillon n’attend pas le prince et à un moment elle est même prête à ne pas changer de vie, même si les tentatives pour y échapper sont minces et auraient pu être plus poussées. Cette Cendrillon a également autant besoin du Prince qu’il a besoin d’elle.

Afficher l'image d'origine

Au-delà de ces quelques considérations, le jeu des acteurs est convaincant. Cate Blanchett excelle dans le rôle de la marâtre cupide, avide de gloire et de reconnaissance, dont la vie a été détruite et qui prend un malin plaisir à détruire celle des autres. Elle l’incarne parfaitement et prouve par là qu’elle est une très bonne actrice. Helena Bonham Carter est également parfaite en bonne fée débonnaire et un peut folle. La très Lily James (Rose dans Downtown Abbey) nous séduit dans le rôle de Cendrillon, candide, généreuse et douce jeune fille. Lily James apporte de la fraîcheur et de la vitalité, même si manie de se mordre les lèvres chaque qu’elle doit être flattée ou heureuse devient agaçante. Et puis Richard Madden (Robb Stark dans Game of Thrones) est plus que charmant et a tout à fait le physique (mais alors totalement) de l’emploi. Quant aux rôles secondaires, ils sont aussi convaincants particulièrement les deus sœurs délicieuses de méchanceté et de stupidité. Il faut saluer l’effort déployé pour donner une psychologie aux personnages mais on peut regretter que cette initiale n’ait pas été menée plus profondément.

Résultat de recherche d'images pour "cendrillon 2015"

Les décors, grandiloquents et kitchs (mais on aime ca) et la musique de Patrick Doyle douce et tout droit sortie d’un rêve sont tout à fait réussis et contribuent parfaitement à nous plonger dans un conte de fées. Le seul hic est le mur de la fin où Ella et Kit accrochent les portraits de leurs parents, un mur bleu ciel à nuages qui est d’un goût plus que douteux. Les costumes colorés et chatoyants font un bel effet et sont l’œuvre de Sandy Powell dont on ne présente plus le talent (3 fois récompensée aux Oscars). La robe de bal est cependant un peu décevante, du fait de la couleur bleu (il s’agit d’une référence au dessin animé, mais on aurait aimé quelque chose de différent) et de sa grande simplicité. En fait, la déception est due au fait que pendant la campagne de promotion, il y a eu tout un battage autour de la robe : Sandy Powell décrivant le nombre de kilomètres de tissus qu’elle a du utiliser, précisant qu’il a fallu réaliser de nombreux exemplaires pour répéter la scène de bal et Lily James racontant combien la robe était lourde et que Richard Madden en avait déchiré plusieurs; pour une robe qui n’est finalement pas si extraordinaire que cela. Pour autant, l’effet global est satisfaisant et rendent tout même les mouvements de Lily James gracieux et élégants.

Mention spéciale pour la scène de bal qui est parfaitement exécutée et qui est un très beau moment. On aime beaucoup l’émotion du Prince qui a du mal à inviter Cendrillon à danser. La scène de la rencontre est aussi un très beau moment au milieu de la forêt.

Image associée

Cendrillon est donc un bon film, une bonne adaptation du conte qu’il est plaisant de regarder. Une version classique et conventionnelle mais qui fait plaisir en ces temps d’anéantissements et de reconstruction de ce qui a marqué notre enfance.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :