Bridget Jones ou Orgueil et Préjugés revisité

Le journal de Bridget Jones, 2001

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« I don’t think you’re an idiot at all. I mean there are elements of the ridiculous about you, your mother’s pretty interesting and you really are an appalingly bad public speaker. You tend to let whatever’s in your head come out your mouth without much consideration of the consequences. But the thing is,what I’m trying to say, very inarticulately is that…in fact… perhaps despite apparences, I like you very much. Just as you are ».

Mark Darcy

A l’occasion de la sortie du troisième volet des aventures de notre très chère célibataire anglaise, j’en profité pour les voir et surtout revoir tous les trois (deux autres articles suivront donc). Le Journal de Bridget Jones, écrit par Helen Fielding a révolutionné la perception des trentenaires célibataires et apparaît comme le roman de la fin du XXème  siècle qui décomplexe les jeunes filles rondes. Même si, j’ai ouvert le livre et que je ne pense pas que l’on peut vraiment considéré que peser entre 58 kg et 62 kg est être ronde ! Moi j’appelle plutôt ça le poids idéal. Alors bon, vous me direz que l’on peut faire 60 kg et avoir quelques bourlets. Toujours est-il que c’était mon coup de gueule, et peut être le seul de cet article. L’adaptation cinématographique, quelques années plus tard, est également une réussite et pose les standards de la comédie romantique du XXIème siècle.

Bridget Jones a 30 ans, est une célibataire à la recherche du grand amour, un peu enrobée, qui fume comme un pompier et tient bien l’alcool (elle s’en vante d’ailleurs tout de suite) et est relativement désespérée au point de passer le nouvel an chez ses parents et leurs amis habillée de « tapis » de grand mère. Comme chaque nouvelle année, elle décide de prendre des bonnes résolutions, qu’elle tient évidemment, et décide pour cela de commencer un journal. Elle travaille au service publicité d’une maison d’édition et est amoureuse de son patron le trop charmant et trop sexy Daniel Cleaver, sur lequel elle s’interdit, avec une grande efficacité bien évidemment, de fantasmer.

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On n’ira peut-être pas jusqu’à dire que ce film est parfait, car finalement le film parfait existe-t-il ? C’est un débat complexe dans lequel je ne me lancerai pas maintenant et dans lequel je ne me lancerai probablement jamais. Quoique, sait-on jamais… Disons plus simplement que c’est un excellent film.

Certes le film s’appuie sur un certains nombres de clichés concernant les célibataires : bordéliques, fumant et buvant tout seul sur leur canapé, n’ayant rien à manger dans leur frigo… Mais une comédie romantique sans clichés n’est pas une bonne comédie romantique. Cela nous fait rire, car que nous le voulions ou non, on rit toujours des clichés. On rit également de la maladresse de Bridget et notamment de son incapacité à dire quelque chose de censée en publique, de sa manie de dire ce qui lui passe par la tête n’importe où, n’importe quand… Mais cela la rend charmante, craquante et l’on comprend que Mark Darcy n’ait d’autre choix que de tomber amoureux. Et quand elle le veut, elle peut avoir une répartie de folie et la façon dont elle démissionnée en lançant à Daniel ses quatre vérités est jouissive. Renée Zellweger interprète le personnage avec énormément de fraicheur et campe une anglaise plus vraie que nature (alors qu’elle est américaine). Et puis Bridget a beau être un peu ronde et être en guerre contre ses kilos en trop, elle est ravissante et sait être sexy quand elle le veut. Bref, c’est un personnage super attachant qu’on ne peut qu’aimer.

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Le film repose sur un ressort classique : le fameux triangle amoureux, qui fonctionne très bien. D’un côté, Daniel Cleaver (Hugh Grant, l’habitué des comédies romantiques) le patron de Bridget, à la fois play boy et bad boy, ultra sexy, nonchalant et un peu impertinent sur les bord. Et gros coureur de jupon, mais Bridget craque totalement pour lui. De l’autre côté, Mark Darcy (Colin Firth, également habitué des comédies romantiques) un avocat brillant, qui est un peu coincé et plein de principes. Bridget le déteste car elle le croit hautain et goujat. Elle a en effet cru Daniel qui lui disait que Mark lui avait piqué sa fiancée alors même qu’ils étaient meilleurs amis. Hugh Grant et Colin Firth sont parfaits, beaux, sexys, et aux caractères très différents. On a même le droit à une explication virile entre les deux hommes. Mais Mark emporte quand même le round face à Daniel parce qu’il est plus attentif à Bridget et la prend réellement comme elle est et que contrairement à Daniel il trouve normal de manger de la soupe bleue. Et sa déclaration est également magnifique. Bon, cette affirmation est un peu biaisée parce que je suis absolument amoureuse de Mark Darcy.

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Le génie d’Helen Fielding est d’adapter librement à l’époque contemporaine Orgueil et Préjugés de Jane Austen, une référence en matière de romantisme. Colin Firth est d’ailleurs le légendaire Mr. Darcy de l’adaptation de la BBC et reprend son rôle à dans le double moderne de Mr. Darcy, rôle qui lui va si bien. Bridget est un condensé d’Elizabeth qui a la langue bien pendue et des autres membres de sa famille qui allient maladresses et excitations sans bornes. Daniel Cleaver est Mr. Wickham, un homme pas si vertueux qui se fait pourtant passer pour le gendre idéal. Et Mark Darcy est évidemment Mr. Darcy. Les personnages ont des préjugés les uns envers les autres, qu’ils refusent de combattre pour ne pas blesser leur amour propre, mais ils finissent par les oublier au fur et à mesure qu’ils apprennent à réellement connaître les autres personnages.

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Il ne faut pas oublier quelques considérations terre à terre et allusions sexuelles personnifiées par la brochette d’amis de Bridget, pour détendre encore plus l’atmosphère. Tous célibataires ou en relation instable, ils se targuent de donner des conseils à Bridget alors que eux aussi ont du mal à prendre en main leur vie. Ils sont tous très sympathiques, toujours là quand il y a un problème et ils apportent un côté loufoque au film.

Et le meilleur arrive à la fin : un des meilleurs baisers du cinéma. Il mêle à la fois humour et dérision : Bridget courre dans la rue en basket, et en culotte panthère; et romantisme : il neige, les amoureux ne font pas attention aux gens autour d’eux, l’homme que Bridget aime l’enroule dans son manteau pour la réchauffer et l’embrasse d’une façon passionnée.

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Un film génial, culte, plein de charme et d’émotions et qui a eu un grand succès. Et qui malheureusement n’a pas résister aux sirènes d’Hollywood et qui s’est vu prolonger par des suites médiocres.

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