Le ciné-club de Potzina – Février 2017

Mes films de chevet.

Le ciné-club de Potzina est un groupe de bloggeuses et bloggeurs qui chaque mois propose des articles autour d’un même choisi par l’un des membres. Vous pouvez d’ailleurs aller visiter la page Facebook du groupe : https://www.facebook.com/groups/1006847722767526/. Ce mois-ci, le bloggeur The Movie Freak a proposé comme thème : Film(s) de chevet.

Un thème qui, comme beaucoup de personnes je pense, me pose un grand défi. Trouver parmi la myriade de films que j’adore et regarde très (trop) régulièrement. Cependant, j’ai réussi peut être à lister les films que j’emmènerai sans hésiter sur une ile déserte. Heureusement que le thème est au pluriel car il y en a quand même beaucoup dans cette liste. Je vous présente donc mes films de chevet, films vus et revus, que je connais par cœur, que je regarde une à plusieurs fois par an. Mais je ne m’en lasse pas et ils me procurent toujours la même émotion, comme si je les regardai pour la première fois.

Fenêtre sur cour, Alfred Hitchcock, 1954.

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Mon Hitchcock préféré, et l’un de ses meilleurs je trouve. Je le connais par cœur, du début jusqu’à la fin. Je connais chaque rebondissements et à quel moment exactement le réalisateur apparaît (ce qui est une grande attraction de ces films, repérer le caméo). Mais je le regarde toujours avec le même plaisir, et rien n’arrive à me gâcher le suspens. Je ressens toujours la même tension insoutenable qui nous habite quand on regarde un Hitchcock pour la première fois, et je suis toujours au bord de la crise de nerfs. La photographie du film m’émerveille toujours autant et notamment l’utilisation de la caméra subjective qui transfère aux spectateurs toute la fébrilité et l’anxiété de Jeff Jefferies. Le casting est exceptionnel, James Stewart et Grace Kelly sont sublimes et un des couples les plus convaincants des films du maitre du suspens. Et puis, et c’est ce qui me fascine à chaque fois, c’est la façon dont Hitchcock arrive à mêler glamour, amour, comique et suspens; s’il le fait dans beaucoup de ses films, Fenêtre sur cour en est le parangon selon moi.

 

 

 

 

 

 

L’assassin habite au 21, Henri-Georges Clouzot, 1942.

Un chef d’œuvre !!! Comme Fenêtre sur cour, c’est le genre du film dont on pense qu’une fois que l’on connaît le twist, ca ne sert à rien de le revoir. Et pourtant, à chaque fois que le regarde il me fait toujours autant rire, et il me fait toujours autant plaisir. Non seulement l’intrigue est extrêmement bien faite et jusqu’au bout on ne sait pas qui est l’assassin, mais le tout se déroule avec une dérision et une ironie délicieuse. Cela tient beaucoup au personnage principal : le commissaire Wens (Pierre Fresnay magistral) qui n’est pas en reste de bons mots bien placés. Et puis son amie Mila, jouée par la pétillante Suzy Delair qui nous enchante avec sa voix et ses « mon biquet » affectifs. Et bien sûr c’est aussi l’esthétique et l’ambiance des années 40 qui donne au film un charme particulier. Décidemment, je ne m’en lasse pas.

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Comment voler un million de dollars, William Wyler, 1966.

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Audrey Hepburn est mon actrice préférée, tous ses films sont donc des films de chevet. Mais quitte à en choisir un, sans hésiter (enfin presque) : Comment voler un million de dollar. Comédie totalement loufoque, totalement au second degré. Le déroulé du cambriolage est à la fois épique et complètement déjanté. En prime, il y a de l’amour, des belles œuvres d’art, une garde robe Givenchy (époustouflante comme d’habitude), et un décor élégant et charmant : Paris évidemment. Audrey Hepburn et Peter O’Toole forment un couple glamour, fusionnel et drôle. Un film qui a tout pour plaire, qui ne se prend pas au sérieux et que j’aaaaaaadoooooore et regarde inlassablement.

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Chantons sous la pluie, Stanley Donen, 1952.

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J’aime les comédies musicales et j’en regarde beaucoup, c’est ce qui m’a donné envie de faire des claquettes. Mais Chantons sous la pluie est la première que j’ai vue et qui m’a donné le gout du genre. Avec l’un des rois des claquettes : Gene Kelly (l’autre étant Fred Astaire), et Donald O’Connor moins connu mais tout aussi talentueux, explosif et qui surtout ne se prend pas en sérieux et danse avec une véritable fraîcheur, sans que cela n’enlève rien à sa technique aussi précise et spectaculaire que celle de Gene Kelly. Et la charmante (et regrettée) Debbie Reynolds qui est parfaite dans son rôle et qui danse sublimement bien pour quelqu’un qui a appris en 6 mois intensifs. Tous les numéros musicaux sont cultes, ultra célèbres. Le film en entier est culte !!

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Volver, Pedro Almodovar, 2006.

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Une histoire de femmes. Une histoire d’intrigues familiales, entre douleur et réconciliation. Le premier film d’Almodovar que j’ai vu, et celui qui a engendré en moi l’amour inconditionnel pour le réalisateur espagnol. Volver est un film magnifique, qui me fait pleurer à chaque fois. Une effusion artistique de couleurs, de plans plus beaux les uns que les autres évoquant tradition et modernité et nous donnant à voir la beauté et le pittoresque de l’Espagne. Et évidemment, un casting porté par la sublime Penelope Cruz, qui est bouleversante.

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La sirène du Mississipi, François Truffaut, 1969.

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Dans cette liste, il ne peut pas ne pas y avoir de Truffaut, car il est sans conteste un de mes réalisateurs préférés. La sirène du Mississipi est un des derniers Truffaut que j’ai découvert, et celui que je regarde le plus souvent. C’est un film envoutant mais aussi douloureux, qui raconte l’histoire d’un amour aussi bien passionnel que destructeur. Deux êtres que tout oppose, ne peuvent s’empêcher de s’aimer et de se mettre en danger pour être ensemble, ce qui est, je trouve, très beau. Comme toujours chez Truffaut, la photographie est simple mais esthétique, le scénario efficace et profond et le choix des acteurs parfait : on n’imagine pas d’autres acteurs à la place de Catherine Deneuve et Jean-Paul Belmondo.

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Le Guépard, Luchino Visconti, 1963.

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Je l’ai vue pour la première fois il y a une dizaine d’années. Et je n’arrivais pas vraiment à le regarder. Et puis mes parents m’on emmené le voir sur grand écran à la Cinémathèque en version restaurée. Et à partir de ce moment, il est devenu un de mes films préférés. A chaque fois que je le regarde, il reste dans ma tête pendant des semaines. Fresque historique et humaine racontant la déchéance de l’aristocratie sicilienne, et comment elle doit s’adapter pour espérer survivre. Visconti n’a pas lésiné sur les moyens, ce qui rend le film magistral de l’image à la musique, en passant l’interprétation et les costumes.

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A bord du Darjeeling Limited, Wes Anderson, 2007.

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Que du good feeling ce film ! Déjanté, hippie, drôle, totalement non-sens. C’est aussi un voyage en Inde dans des couleurs et des lieux pittoresques et dépaysant. Ce film, c’est une recette pour apprendre à se réconcilier avec sa famille. Quoi de mieux en effet qu’un voyage en Inde et dans un temple pour mettre le  passé derrière nous. Wes Anderson arrive à lier humour fou et une vision sensible et bienveillante des liens familiaux. Un voyage tellement extraordinaire, qui ne manque pas d’impondérables tous plus improbables les uns que les autres, que l’on a envie de rentrer dans l’écran.

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9 commentaires sur “Le ciné-club de Potzina – Février 2017

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  1. Bravo Augustine ! J’adore ta liste et je m’y retrouve beaucoup. Tu en parles avec passion et en quelques mots et tu nous donnes envie de replonger dans chaque film… Bien d’accord avec toi, un film de chevet est un film que l’on aime revoir comme si c’était la première fois. Merci pour ta belle participation !

    Aimé par 1 personne

  2. Quelle liste magnifique. Que du bon. Le Hitch, bien évidemment (ça a été dur d’en choisir un) et Chantons sous la pluie dont aussi partie de la mienne. A part Comment voler un million de dollars que je ne connais pas et ai donc très envie de découvrir, j’aime aussi beaucoup tous tes autres choix

    Aimé par 1 personne

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